PARCOURS

Cécile Krasnopolsky-Luciani naît en 1981 à Paris 11e dans une famille d’artistes. Cécile Krasnopolsky-Luciani est la petite-fille des sculpteurs franco-argentins Rodolfo Krasno et de Milda Krasno.

L’ENFANCE À VILLEBON SUR YVETTE

Dès sa petite enfance, sa grand-mère maternelle Milda Krasno, épouse et assistante de Rodolfo Krasno, lui apprend les gestes jardiniers dans la maison des Krasno à Villebon sur Yvette. Dans son jardin de sculptures, Milda Krasno surnommée « Chingola » en raison de ses petits rires aigus, transmet son savoir-faire à Cécile Krasnopolsky-Luciani et lui apprend à composer le jardin dans un esprit de liberté, de poésie et de tango. Des instants ludiques, qu’elle continuera de lui transmettre durant toute son enfance et son adolescence. Cette relation de plaisirs simples marque durablement sa petite fille tout autant que l’oeuvre de son grand-père Rodolfo Krasno qui, à bien des égards, est une ode à la Nature et à la Nativité. La mère de Cécile Krasnopolsky-Luciani, Inés Krasnopolsky, dite Inés Corral, qui est diplômée de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, lui apprend le dessin, la peinture et la sculpture, mais plus que tout, elle lui apprend à observer et à être curieuse de ce qui l’entoure. Cet univers sud-américain composé de rencontres avec de grands artistes comme Julio Le Parc, José Gamarra ou encore Jack Vanarsky et Cristina Martinez, compagnons de route de ses grands-parents réunis lors de fêtes à Villebon sur Yvette, est très important pour Cécile Krasnopolsky-Luciani. Tandis qu’elle dessine des paysages sur ses cahiers d’écolière, elle observe et affûte son regard.

LA SCÈNE PARISIENNE

Elle suit pendant un temps les traces de son père réalisateur et devient comédienne et musicienne dès l’âge de 14 ans en travaillant pour des grands metteurs-en-scène comme Didier Long et Raymond Acquaviva, ancien Sociétaire de la Comédie Française, pour qui elle joue de nombreux classiques. Mais elle n’oublie pas le paysage et les jardins et continue d’en dessiner dans ses carnets de recherches.

LE PAYSAGE

Passionnée par l’histoire et le paysage, elle choisit finalement de poursuivre ses études universitaires et obtient un Master II d’Histoire avec Félicitations du Jury en 2009 ainsi qu’un Master II Jardins Historiques, Patrimoine, Paysage, en 2011 avec Mention Bien à l’Université Paris 1 co-habilité avec l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles.

Dès 2011, elle travaille comme historienne de l’art des jardins auprès de bureaux d’études et de particuliers puis devient sous-traitante de l’Office National des Forêts en 2015 et réalise d’importants travaux de recherches sur l’histoire du Parc de Saint-Cloud, un des plus grands parcs historiques d’Europe, sous la direction de Sophie Meyrier et Sébastien Layet, paysagistes DPLG. Ses travaux sont publiés à l’occasion du colloque international du Musée Impérial de Gatchina qui s’est tenu en 2018 à Saint-Pétersbourg en Russie.

Forte de cette expérience, elle entre sur concours à l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles en 2016 et devient apprentie paysagiste-concepteur de la Mairie de Paris en 2018. Sous la direction de Delphine Biot, paysagiste DPLG, elle réalise notamment le carnet d’intentions paysagères du Parc des Buttes-Chaumont qui retrace les travaux de restauration du parc de 2008 à 2015 et s’initie aux techniques de restauration des jardins haussmanniens. Elle obtient son diplôme de paysagiste-concepteur DEP en 2020 avec un projet de fin d’études sur la Ville-jardins et un mémoire sur les paysages patrimoniaux du canal du Midi.

Tout en suivant sa formation à l’ENSP-Versailles, elle se forme au jardinage au Jardin des Plantes du Muséum National d’Histoire Naturelle, au Potager du Roi à Versailles ainsi qu’au Jardin des Tuileries à Paris. Elle se forme également à la botanique à l’École du Breuil et se passionne pour les voyages, le tango et la musique baroque. Elle est membre de la Fédération Française du Paysage et de l’association Racines des professionnels des paysages patrimoniaux.